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Wiping the Tears - Essuyer les larmes

Rina Sherman

DV, 75 min, 2012, Version Française & English version

Kandanda by Rina Sherman  Vuaanderua by Rina Sherman  Kamboo by Rina Sherman
From L to R: Kandanda Tjongora, Vuaanderua and Kamboo Mukuru

Wiping the Tears takes us to the Ovahimba community of Etanga, a small village located in north-western Namibia.
The film plunges us into the impassioned story between a woman, Vuaanderua, her husband, Kandanda Tjongora, and her friend, Kamboo Mukuru, and the trial that opposes them, the consequences of which could be dramatic for them, for their respective families as well as for the members of their community. Central to this question are the cattle, source of wealth in this cattle farming culture.

Through their endearing and sometimes troubling testimonies, the three protagonists deliver with intense emotion their own version of the tragic events that have changed their lives. Then, during the successive customary law trial hearings, they reveal the passionate relationship lived as a threesome for several months.

These hearings allow the elders attending the trial to recall the customs of marriage law, women’s rights and the sharing of cattle. And the other younger men openly mock the cuckolded husband, the friend who lost his entire herd for the love of a woman or the wife who will finally have risked losing both husband and friend.
Through this story at once tragic, poignant and funny, some of the key notions of Ovahimba culture are revealed.


Note by the Filmmaker

Wiping the Tears, presents considerable educational value as a film in the sense that films presenting a case study of a customary law court case in action, rather than treating the subject of customary law as such are rather rare. In this sense, it is in line with Raymond Depardon's film 10e Chambre, instants d'audiences.

In terms of documentary and ethnographic film, Wiping the Tears, breaks new ground:
Firstly, the film does not offer an interpretation of the events; other than two short informative voice overs, there is no commentary. Secondly, the film is edited in the form of a courtroom drama presenting in turn testimonies of the concerned parties: the protagonists, leaders, elders and youth, which presents a break from conventional forms of documentary /ethnographic films.
Thirdly, for the viewer, who would normally recognize the hierarchy of court procedures in various geographical situations, such is not apparent in this film; the viewer is invited the discover Ovahimba customary law procedures as they unfold during the course of the film.

I made the film in this way, since I found that this unique footage conveys the preoccupations of the people concerned in a direct manner, from their won point of view by themselves, providing information on customary law, marriage law, heritage law and social organization in general. My choice was explicitly to use no cinematographic artice but to remain as close as possible to the accused in the "box". My use of the reverse shot technique avoids voyeurism while discreetly showing the full range of emotions of the protagonists, anger, passion, humor, mockery, showing everyday justice within the Ovahimba community.

Essuyer les larmes nous transporte au sein de la communauté Ovahimba d’Etanga, un petit village situé au nord-ouest de la Namibie.
Le film nous plonge au cœur d’un jeu passionnel entre une femme, Vuaanderua, son mari, Kandanda Tjongora, et son ami, Kamboo Mukuru, et du procès qui les opposent, dont les conséquences risquent d’être dramatiques tant pour eux que pour leurs familles respectives et leur communauté.  Au centre de cet enjeu, il y a le bétail, source de richesse dans la culture Ovahimba.

Au travers de leurs témoignages attendrissants et parfois troublants, les trois protagonistes nous livrent avec une émotion forte chacun sa propre version des événements tragiques qui ont bouleversé leurs vies. Puis, lors du procès de droit coutumier en plusieurs audiences qui suit, ils racontent cette relation passionnelle à trois vécue depuis plusieurs mois.

Ces audiences permettent aux anciens présents lors du procès de rappeler des coutumes en droit de mariage, droits des femmes et partage des bœufs. Ou encore aux autres hommes, plus jeunes, de se moquer ouvertement du mari cocu, de l’ami qui a perdu tout son troupeau pour l’amour d’une femme ou encore de l’épouse qui aura finalement risqué de perdre mari et ami.
A travers cette histoire tout à la fois tragique, poignante et drôle, ce sont quelques usages clefs de la culture Ovahimba qui se révèlent.


Note du cinéaste

Essuyer les larmes présente une valeur éducative considérable en tant que film, en ce sens que sont plutôt rares des films présentant le déroulement du prétoire en direct, plutôt que de traiter le sujet du droit coutumier en soi. Ce film se situe dans la lignée des films comme 10e chambre, Instants d'audiences de Raymond Depardon.

En termes de film documentaire et ethnographique, Essuyer les larmes est innovant : Premièrement, le film ne propose pas d'interprétation des événements—autre que deux courtes voix off d'information, il n'y a pas de commentaire. Deuxièmement, le film est monté sous la forme d'un drame judiciaire présentant tout à tour des témoignages des parties concernées : protagonistes, chefs, anciens et jeunes, ce qui présente une rupture avec des formes conventionnelles de films documentaires et / ou ethnographiques.
Troisièmement, pour le spectateur, qui pourrait normalement reconnaître la hiérarchie des procédures judiciaires dans différentes situations géographiques, tel n'est pas le cas dans ce film ; le spectateur est invité à découvrir les procédures du droit coutumier des Ovahimba au fur et à mesure du déroulement du film.
J'ai fait ce film de cette manière, parce que je trouve que ces images inédites permettent les personnes concernées de partager leur point de vue et leurs préoccupations elles-mêmes de manière directe, en proposant des informations sur le droit coutumier, le droit du mariage, le droit du patrimoine et de l'organisation sociale en général. Mon choix était explicitement de ne pas utiliser d'artifice cinématographique, mais de rester aussi proche que possible des accusés devant le bar. En utilisant la technique du champ-contrechamp je tends à éviter le voyeurisme tout en laissant apparaître la gamme complète des émotions des protagonistes, colère, passion, humour, dérision, montrant la justice au quotidien au sein de la communauté Ovahimba.

Wiping the Tears - Essuyer les larmes

Rina Sherman

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